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Biographies

1-Christophe Colomb

Christophe Colomb, fils d’un modeste tisserand, naquit à Gênes (Italie) vers 1451 et s’établit à Lisbonne (Portugal) en 1476.
Colomb, le premier, imagina de rechercher une voie maritime directe vers l’Asie à travers l’Atlantique.
Le roi du Portugal ne voulut pas aider Colomb à réaliser son projet, jugé trop aventureux. Finalement, les souverains espagnols fournirent au Gênois les trois navires de sa première expédition : ce fut le plus grand voyage de découverte de tous les temps, puisqu’il permit d’atteindre, après plus de deux mois de navigation, l’une des îles Bahamas (12 octobre 1492), au  large des côtes de l’Amérique.

« Larousse des jeunes-Encyclopédie ».

2-Boudjemaâ El Ankis

Le pilier de la chanson chaâbi, Boudjemaâ El Ankis s'est éteint à l'hôpital militaire Aïn Naâdja à l'âge de 88 ans.
De son vrai nom Mohamed Arezki Boudjemaâ, il est né à La Casbah en 1927, dans une famille originaire d'Azzefoun en Kabylie. Il a passé sa jeunesse entre La Casbah et Notre-Dame d'Afrique, puis s'est installé à Bordj El Kiffan, à l'Est d'Alger, après l'indépendance. Cheikh Boudjemaâ El Ankis est une grande figure de la chanson Chaâbi. En plus du fait qu'il était doué dès son plus jeune âge, il a fréquenté les grandes écoles. À ses débuts, l'artiste s'est intéressé à la poésie melhoun et à la chanson du patrimoine.
Il aimait beaucoup El Anka, d'où son appellation d'El Ankis, ou petit El Anka. Il est parmi les artistes les plus repris.

El Watan Week End, Vendredi 4 septembre 2015.

3-Assia DJEBBAR

De son vrai nom Fatma-Zohra Imalayène, elle est née à Cherchell le 30 juin 1936.
Après des études secondaires au lycée de Blida, elle est la première Algérienne à être admise à l’Ecole normale supérieure de Sèvres.
Elle enseigne comme maître-assistant à la faculté d’Alger en 1962.
Ses romans décrivent les bouleversements opérés par la guerre d’Algérie dans les mentalités et les consciences, en particuliers chez les femmes.
Elle a obtenu le Prix de la critique à la biennale de Venise en 1979 pour son film La nouba des femmes du mont Chenoua.
Assia Djebbar est élue membre de l’Académie française en 2005 au feuteuil 5. 

Wikipédia.

Autobiographies

1-Mes souvenirs d’enfance

Je suis née à quatre heures du matin, le 9 janvier 1908, dans une chambre aux meubles laqués de blanc, qui donnait sur le boulevard Raspail. Sur les photos de famille prises l’été suivant, on voit de jeunes dames en robes longues, aux chapeaux empanachés de plumes d’autruche, des messieurs coiffés de canotiers et de panamas qui sourient à un bébé : ce sont mes parents, mon grand-père, des oncles, des tantes, et c’est moi. Mon père avait trente ans, ma mère vingt et un an, et j’étais leur premier enfant. Je tourne une page de l’album ; maman tient dans ses bras un bébé qui n’est pas moi ; je porte une jupe plissée, un béret, j’ai deux ans et demi, et ma sœur vient de naître. J’en fus, paraît-il, jalouse, mais pendant peu de temps. Aussi loin que je m’en souvienne, j’étais fière d’être l’aînée : la première. Déguisée en chaperon rouge, portant dans mon panier galette et pot de beurre, je me sentais plus intéressante qu’un nourrisson cloué dans son berceau. J’avais une petite sœur (…) 

Simone de Beauvoir, Mémoire d’une jeune fille rangée(1958).

2-L’amour des mots

Ce que j’écoutais, et ce que je guettais, c’était les mots, car j’avais la passion des mots. Aussi, en secret, sur un petit carnet, j’en faisais une collection. Or, dans les discours de mon oncle, il y’en avait de tout nouveaux ; ni lui, ni mon père ne soupçonnaient que je les conservais sur un carnet. Ainsi, ils m’apprirent un jour que le mot « anticonstitutionnellement » était le mot le plus long de la langue française. Je le recopiai à grand peine et je le lisais chaque soir dans mon lit. Mais ce n’est qu’au bout de plusieurs jours que je pus maîtriser ce monstre…  

D'après Marcel PAGNOL « La gloire de mon père ».

3-Mes études n’intéressaient personne…

Aussi loin que remontent mes souvenirs dans le temps, je revois avec précision la discrimination dont souffraient les filles de la famille.
Dès l’âge de sept ans, j’étais déjà obligée de partager avec mes sœurs, les travaux de la maison : je rangeais les chambres, je lavais le sol, je faisais la vaisselle et même la lessive. Il n’était pas question de demander à mon frère d’en faire autant ; il était pourtant plus grand que moi et plus solide. Mais le garçon n’avait rien à faire. Nous les filles, nous étions là pour servir.
Toute l’attention était tournée vers mon frère. Après le certificat d’étude, la famille entière était prête à se priver, à faire des sacrifices pour qu’il continue ses études et qu’il ait un diplôme. Mes études n’intéressaient personne… A onze ans, je savais déjà qu’on ne ferait aucun effort financier pour m’aider à aller au lycée qui était payant. Pourtant j’obtenais de bonnes notes, mais elles passaient inaperçues. Mon frère était un homme et son avenir passait avant tout.
Quand j’eus quinze ans, on voulut me décider à fonder un foyer. En clair, il fallait arrêter mes études. Quand je dis à ma mère que je ne voulais pas me marier, que je voulais étudier, elle mit son doigt sur sa tempe, d’un geste qui signifiait « elle est folle, cette fille ». 

Gisèle Halimi, La cause des femmes.


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